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Qui achète et possède la dette publique de la France Les chiffres (2011) Taux d'endettement : 88 % de son produit intérieur brut (PIB) –contre 68% en 2009-. La France se situe entre les deux groupes suivant : | | Portugal | Belgique | Etats unis | Irlande | Italie | Grèce | | 2011 | 90% | 97% | 100% | 114% | 121% | 180% | | 2009 | | | | | 106% | 111% | | | Suisse | Espagne | Pays Bas | Royaume uni | Allemagne | | 2011 | 39% | 64% | 65% | 76% | 80% | | 2009 | | | | | 66% | Montant de la dette : 1 646,1 milliards d'euros (+110 milliards d'euros en 2010) L'état a déboursé en 2009 : 45 milliards d'euros pour le remboursement de la dette (intérêt + capital) Les seuls intérêts ont absorbé en 2009, 7 % du PIB presque autant que l'éducation nationale Comment est composée cette dette publique La dette publique provient de trois sources différentes : L'Etat : 1 286 milliards d'euros Les collectivités locales (régions, départements, communes) : 156 milliards d'euros (dont 50 milliards € indexés sur des valeurs spéculatives). La taxe d’habitation rapporte 10 milliards € sur l’ensemble de la France. Les administrations publiques (assurance maladie, caisse nationale d'assurance vieillesse) : 191 milliards d'euros Les organismes divers d'administration centrale (établissements et agences dépendant de l'Etat) doivent 11,6 milliards d'euros. Le déficit cumulé, conséquence de plus de trente années de budgets déficitaires, a été empruntée à divers acteurs financiers : Etats, entreprises, grandes banques... Ceux-ci achètent des produits, émis par la France et remboursables à plus ou moins long terme. La fameuse note "AAA" du pays permet de réaliser des emprunts à des taux réduits. De 1 % à 4 % en fonction de la durée de l'emprunt contracté, selon le dernier bulletin mensuel (en PDF) de l'Agence France Trésor (AFT) (www.aft.gouv.fr), chargée d'émettre ces produits et de réaliser les emprunts pour l'Etat. Qui achète des titres de dette publique en France ? Les produits émis par l'Etat sont au nombre de trois, qu'on peut classer en deux catégories : Les titres de long terme : Les obligations assimilables au trésor (OAT), les plus importants en volume, remboursables en 7 à 50 ans, qui peuvent être à taux fixe ou variable. Les titres à court terme : Les bons du Trésor à intérêt annuel (BTAN), d'une durée de 2 ou 5 ans Les bons du Trésor à taux fixe et à intérêts précomptés (BTF), émis pour des périodes très courtes (de l'ordre de 4 à 7 semaines). La France emprunte environ un tiers de sa dette à ses propres banques et sociétés de crédit. Avec une particularité : le pays est plus endetté auprès des compagnies d'assurance (20 %), qui achètent des titres de dette française pour les placements d'assurance vie, qu'auprès de ses banques. Quel part de dette est détenu par des étrangers ? | Part de la dette détenue par des non-résidents | 1993 | Fin 2010 | Août 2011 | | France | 32 % | 70 % | 65 % | | Portugal | | | 75 % | | Grèce | | | 71 % | | Moyenne européenne | | | 53 % | | Japon | | | 0 % | | Les Etats-Unis | | | 33% | Le terme de "non-résidents" recoupe une série d'acteurs : fonds de pension, grandes banques, compagnies d'assurance, fonds souverains... Il est impossible de savoir précisément quel pays possède le plus : la loi interdit la divulgation de cette information, à part aux vendeurs eux-mêmes. Ce qui pose question : la provenance des possesseurs de dette revêt en effet un caractère de plus en plus crucial. Quelles conséquences au fait que la dette soit détenue hors des frontières ? Le fait que la dette nationale soit détenue par des acteurs étrangers est un atout autant qu'une faiblesse. Un atout, car c'est une preuve de l'attractivité du territoire national et de la confiance qu'il obtient auprès des marchés. Mais une faiblesse, car le pays est d'autant plus sensible aux questions de conjonctures que sa dette est placée sur des marchés internationaux. La Grèce ou le Portugal, qui avaient également une dette majoritairement située à l'étranger, en ont ainsi payé les conséquences. La dette des pays de la zone euro est en grande partie possédée par des non-résidents d'autres pays de la zone. C'est ainsi que, en 2010, 52 % des dettes de la France et de l'Allemagne étaient détenus au sein de la zone euro, et donc libellés dans cette monnaie. Par ailleurs, 60 % de la dette des deux pays sont détenus en Europe au sens large (en incluant Norvège ou Suisse). C'est une sécurité, dans la mesure où l'Europe est capable de politiques contracycliques. La France a ainsi racheté une partie de la dette grecque au terme de l'accord du 21 juillet. Mais c'est aussi un danger, puisqu'un pays de la zone qui ferait défaut (qui se montrerait incapable de s'acquitter du paiement de ce qu'il doit) fragiliserait toute la zone et la monnaie européennes. Restent donc 40 % à 48 % de la dette française qui sont détenus hors de l'Europe, et donc sur des marchés internationaux. Cette part est la plus vulnérable aux aléas de la conjoncture et à l'affolement de la sphère financière. Les rentrées fiscales de la France Les taux de prélèvements : | USA | Espagne | Royaume Uni | Allemagne | Europe | France | Italie | Suède | Danemark | | 27% | 30.7% | 34.3% | 37% | 39.8% | 42.5% | 43.5% | 46% | 48.2% | La répartition des prélèvements en France en 2010 : Les cotisations sociales : 46.9 % TVA : 17 % CSG : 12.2 % IR : 6.2 % IS : 4.1 % TIPP : 1.5 % ISF : 0.5 % Autres : 11.6% Un point d’activité supplémentaire fait rentrer mécaniquement dans les caisses de l’état 11 milliards €.
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